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Petite Récréation
 
 
 
 
 
 
 
 
 
               Il passa derrière moi. Ses mains chaudes posées sur mes hanches et sa queue tendue sous mes couilles m’invitaient à écarter un peu plus les jambes. Sa bouche collée sur mon cou et son nez soufflant un air brûlant sur mon oreille m’aida à me dilater un peu plus. Mon anus devenait plus sensible. Ses deux mains enveloppantes quittèrent mes hanches pour se saisir de la pointe de mes seins. Il les titilla un moment jusqu’à ce qu’ils devinrent plus durs. A cet instant la raideur de ma verge me faisait mal. De peur d’en finir d’une seule caresse, je n’osais pas me toucher. Je voulais que cet instant d’abandon dure des heures. Je me sentais en sécurité dans ses bras. J’étais prêt à faire tout ce qu’il voulait. Il s’attaqua à ma queue. Sa main gauche enveloppa délicatement mes couilles. Il les caressa tendrement et, de l’autre main, il commença à branler ma queue tumescente prête à se répandre. Sa queue à lui, toujours sous mes fondements, entama un discret va et vient voluptueux. Je la sentais de plus en plus dure. Au faîte de mon excitation je l’imaginais en moi, long manche raide me labourant les muqueuses intimes électrifiées par son contact. Il lâcha ma queue. Une main posée plus fermement sur ma nuque, m’invita à me pencher plus en avant pour qu’il puisse avoir accès à l’inaccessible passage de mon corps et lui offrir une position de soumission féminine mais ô combien facile et pratique pour une sodomie intégrale et puissante. J’ai fait preuve d’obédience en me penchant plus en avant et en lui présentant grande ouverte ma raie ornée de ma fleur tant désirée qu’il convoitait depuis un bon moment. Il posa dessus son gland que je discernais fébrile et impatient. Ses mains puissantes me tenaient par les hanches, il les dirigea contre lui. Le gland n’eut aucune difficulté à entrer. Tout le reste non plus. Une chaleur enivrante se répandit dans mon rectum, elle parcouru à la vitesse de la lumière mon échine et explosa comme une ogive impétueuse dans mon cerveau. Une autre chaleur, plus brûlante celle-là, engonça mes couilles et incendia ma queue. Ses savoureuses allées et venues de plus en plus rapides accéléraient mon plaisir et mon empressement à vouloir jouir.         
               Je souhaitais que nous puissions le faire ensemble. Je contrôlais la situation en surveillant avec ce qu’il me restait de conscience, son comportement et surtout la pression de ses mains sur mes hanches, les seuls contacts que nous avions, sa queue en moi et ses mains sur mon corps. J’imaginais le triangle que faisait ses mains sur mes hanches et la pointe de sa bite dans mon intérieur représentait le point « G », la source de la grâce, l’île du délice, le sommet de l’extase, le foyer incandescent de l’orgasme céleste qu’il labourait vaillament au rythme de ses appétences propices à ma gourmandise. La pression de ses mains se précisait et son basin stabilisé contre mon cul m’indiqua les prémices éjaculatoires. Excité par l’idée de sentir enfin en moi la vigueur de ses jets libérateurs, je sentais mon orgasme arriver lentement et consumer mes sens délicatement, franchement et inévitablement, soulageant ainsi ma libido la plus exigeante et la plus extravertie de mon ego. Ses mains empoignèrent fortement mes épaules, et tel un objet de plaisir, j’étais coincé dans un étau humain, en bas par son bassin, empalé par sa queue et en haut, bloqué par ses mains. Son premier jet herculéen qui me fit chavirer dans l’extase accompagna le mien qui alla mourir nulle par, puis le deuxième et enfin le troisième synchronisé lui aussi nous firent basculer dans une autre dimension. Puis vinrent les derniers jets saccadés au rythme de la descente suave de la résignation du retour sur terre et de la regrettable séparation des deux corps instables perdants l’équilibre un instant et se soutenants mutuellement dans une étreinte affectueuse à la recherche d’une position stable. Il me roula une pelle. J’étais ravi de pouvoir lui masser sa queue chaude et endolorie à moitié débandée et lubrifiée par mes muqueuses. Il s’agenouilla devant moi, goba ce qu’il restait de ma queue pour pomper l’ultime nectar de ma sève finissante, tirant ainsi le dernier relent orgasmique qui tardait à venir et je crois, pour son plaisir a lui de me sentir enfin dans sa bouche.  
 
 
par Al Saint Bois
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La dolce bita 2

Guillaume
 
 
 
 
 
 
 
 
Cernée de murs de verres, vaste et délicatement éclairée, installée juste en face du lit contre le mur central de la chambre, la douche offrait le loisir au maître des lieux le spectacle érotique d’un voyeurisme non dissimulé des gestes amples et sensuels d’un mignon se fardant généreusement le corps d’un gel douche moussant parfumé à la vanille.
La projection enivrante des reflets de la lumière sur les dessins de sa musculature parfois chattemitée par un excès de mousse blanche et laiteuse provoqua chez lui une violente érection qu’il s’empressa d’accompagner tendrement de sa main gauche.
Assis sur le lit, il continuait, les yeux écarquillés et le membre un peu mou à se branler. Il attendait patiemment le geste sans équivoque du mignon qui le faisait fantasmer. Enfin il put déglutir de satisfaction lorsque le bel éphèbe se cambra en arrière pour se frotter délicatement l’anus.
L’image sublime de ce corps tendu en avant et abondamment savonné à la recherche de la purification de la partie la plus intime et secrète de son corps déclencha chez le septuagénaire une puissante éjaculation qu’il eut du mal à contenir. Un jet de sperme vint mourir à ses pieds, le second jet s’écrasa sur son nombril, et de l’assaut final, à déborder copieusement du gland usé du vieux monsieur, dans un ultime spasme.
Une fois complètement essuyé, le jeune homme vint se poser sur le lit à califourchon sur le vieux en lui tournant le dos. Il baissa son torse pour mieux ouvrir la raie du cul et soumettre aux désirs du vieux la totalité de ce qu’il avait à lui présenter. Le géronte gloussait de plaisir. Il attrapa de sa main gauche le paquet de couilles pendantes et de son index droit préalablement humidifié, pénétra allègrement le fion du jeune minet. De temps en temps il sortait son doigt pour le porter à sa bouche et le remettre rapidement d’où il sortait. Tout en se délectant du nectar anal, sublime nectar dopant les sens débridés aux limites de la folie… Il continuait à soupeser délicatement les couilles et à branler de temps en temps la queue du jeune homme devenue raide. 
          L’ancien jubilait des faveurs de ce jeune auguste aux atouts seyants et débordant de jovialité. Comme à chaque fois, contre deux cents Euros il l’invitait une fois par mois à passer une soirée dans son lit. Il eut un petit pincement au cœur de ne pas pouvoir bander assez fort pour remplacer ce misérable index fouilleur par sa queue. Queue qui autrefois jalousait la convoitise de ses multiples amants, queue charnue qui ferait quiner d’une façon consentie et soumise ce jeune con prétentieux jouissant d’une indécente jeunesse éphémère. 
         - Retourne-toi gamin, je veux te sucer.
Le jeune se retourna. Sa queue audacieuse et gonflée d’une luxure dévergondée vint se poser sur les lèvres de l’aïeul. Bien au chaud, dressée entre une hypothétique prothèse dentaire, elle s’activa vaillamment d’un va-et-vient nonchalant pour le plaisir suprême de son client.
Un client gentil comme celui-là qui le paie grassement juste pour le voir se laver et le sucer sans le pénétrer sinon du petit du doigt, il se devait d’être très gentil avec lui pour espérer le conserver indéfiniment. Celui-là, comme une dizaine d’autres sexagénaires et septuagénaires qui entretenaient régulièrement son fond de commerce, tout en reconnaissant que ce dernier était le moins exigeant et le plus gentil d’entre eux. D’autre clients, plus vigoureux ou dominateurs, faisaient parfois preuve de brutalité ou de vulgarité pour finir par le sodomiser sauvagement, sans tendresse ni complaisance sur un assaut bestial et vulgaire. Après tout il n’avait que son cul à offrir, côté bite la distribution n’avait pas été très avantageuse. Elle est d’un format correct mais moindre par rapport à la concurrence. Paré d’un joli petit cul bien dodu, outre sa beauté physique, son véritable atout : ses fesses ! Il les offrait le plus souvent contre 200 Euros aux bons payeurs.  
L’explosion finale d’un orgasme arrangé déversa un flot de sperme au fond de la gorge de l’ancien qui s’empressa de l’avaler d’une manière bienveillante sans perdre une seule goutte. Le rituel était toujours le même. Ne rien gâcher de ce sublime nectar vigoureux aux vertus qu’il pensait ou qu’il qualifiait de baume de jouvence. Satisfait de sa dose mensuelle de sperme et excité par l’emballement érotique du corps à corps, il s’étonna cette fois-ci d’avoir une seconde érection. Un deuxième plaisir ne se refuse pas !
- Je double ta mise si tu me fais une pipe ! Tu veux bien ?
          Le mignon s’exécuta sans discuter ni montrer aucun signe de jubilation devant l’offre de quatre cents Euros que l’ancien venait de lui faire.
          Pour un joli coup aussi sympa, Guillaume venait de gagner la tranquillité de sa soirée. Pas de tapin ce soir, un petit resto, peut être une bonne toile et une nuit tranquille dans son plumard.
 
 
          Tapiner pour survivre est une dure épreuve dans la vie d’un jeune homme. Vendre son cul pour bouffer et exister, faire preuve de soumission et accepter l’humiliation contre quelques billets détruit psychologiquement et souvent physiquement une personne enchaînée à la servitude. La prostitution décale d’une réalité celui ou celle qui se contraint à la faire et surtout à la prendre comme une fatalité. Tapiner pour le plaisir est une aventure rarement choisie.
Guillaume, lui, avait choisi cette façon de vivre. Il aimait ce qu’il faisait et il appréciait l’autonomie que lui procurait cette activité. A dix sept ans, en pleine découverte de sa sexualité, il découvrait la sexualité du monde adulte. Celle des rencontres furtives dans des coins obscurs. La drague toujours ciblée des boites de nuits. Les propositions directes et parfois indécentes des jeunes de son âge, et plus qu’indécentes des hommes moins jeunes. Toujours prêt à baiser, il baisait avec ce qui se présentait.
Le contact était toujours direct et précis. « Tu me fais bander, si on allait se soulager… »  Ou : « Ton joli petit cul m’inspire, j’ai envie de le lécher…Tu viens ? » Parfois : «  J’imagine que tu as une belle queue, j’aimerai me faire défoncer, ça te dis ? … », « J’aime bien ton petit cul, l’idée de secouer ma bite dedans me fait bander… » Et quelques fois : « Si tu viens chez moi et que tu te montre très gentil, tu aura un cadeau… »  
          Il acceptait à chaque fois, et à chaque fois il devenait l’amant soumis. L’amant qui soulageait l’autre. A l’inverse, si il draguait, il se trouvait dans la position du meneur. La drague rapide juste pour l’hygiène chez certains mecs se traduisait toujours pas la même situation, celui qui créé le premier contact devient le meneur et l’autre : le vide couilles !
Ceux qui lui proposaient un cadeau et qu’ils l’invitaient chez eux, lui glissaient dans une poche un billet de 500 balles avant de le déshabiller. La première fois, il trouva le geste déplacé et le refusa. La deuxième fois, l’homme qui l’avait amené chez lui, après lui avoir donné un billet et avant qu’il n’eut le temps de refuser lui dit : « Accepte…Les jeunes de ton âge sont très gourmands et n’ont pas souvent les moyens, prends-le, tu te fera plaisir avec… » Pour la première fois, il accepta. Ainsi, il accepta l’idée que l’on puisse baiser pour de l’argent ou que l’on puisse donner de l’argent pour baiser. 
Au début il trouvait ça facile, et il acceptait toujours avec une innocence grossière, celle de son jeune âge. La beauté de son physique et le charme sensuel qu’il dégageait lui valu beaucoup de succès dans les milieux homosexuels très fermés de la capitale. La qualité de ses services était très recherchée, à savoir la beauté de son cul. Il ne draguait plus, on ne le draguait plus, on le contactait, on le recherchait, on lui téléphonait et par quelques messages codés convenus à l’avance, il comprenait qu’on le cherchait pour soulager un besoin pressant.
Ainsi, il s’était constitué un cercle de clients habituels qu’il côtoyait dans les clubs et les bars pour 100 Euros la besogne. Par le biais de ses relations il s’était également constitué une clientèle plus discrète d’habitués sexagénaires et septuagénaires aisés pour lesquels il ne se vendait pas à moins de 200 Euros le plaisir.
A vingt ans, Guillaume, heureux comme un pape vivait au jour le jour, sans contraintes ni obligations, avec un luxe incroyable : pouvoir dire non si le mec d’en face ne lui plaisait pas. Attendre ou chercher le client, et mieux encore, il se permettait de draguer juste pour baiser s’il en avait envie.
Un jour, dans un bar branché où il aimait s’y rendre pour boire un café et lire le journal dans un coin tranquille, un grand balaise du genre garde du corps en uniforme trois pièces, oreillette circonspecte, talkie-walkie et sûrement le type de mec enguirlandé d’armes aussi sournoises et inquiétantes que le personnage, l’accosta discrètement. « Monsieur Guillaume, vous permettez… » En désignant le siège d’en face. Puisqu’il connaissait son prénom, Guillaume compris qu’il avait à faire à l’ami d’un de ses clients. Une fois assis en face de lui, il le fixa droit dans les yeux pendant deux secondes. Un effroyable frisson de terreur lui parcouru le dos. Il s’imaginait écrasé par cette carcasse gigantesque pleine de muscles tendus et huilés, aux cuisses énormes semblables à celle d’un taureau paré sûrement d’un sexe monstrueux aux dimensions herculéennes. Il le voyait haletant et soufflant comme un bœuf, transpirant abondamment et secoué de gestes puissants et violents sur lui dans un rut sauvage. Non, non, Oh non ! Il allait remercier ce brave monsieur et lui conseiller d’aller voir ailleurs. Dans sa courte carrière de tapineur, une seule et unique fois il eut à faire à ce genre de force de la nature’. Couvert d’hématomes violacés et souffrant d’un douloureux traumatisme anal qui l’obligea à rester sage pendant au moins un mois, non, non, il en gardait encore de douloureux souvenirs. Pas question! Depuis, il s’était juré de ne plus recommencer. Eviter les monstres de la nature et les malades mentaux, c’était sa devise de survie.
 - Désolé monsieur, je ne suis pas libre aujourd’hui !
          - T’en fait pas pour moi, je ne suis pas une tarlouze, dit-il pour le rassurer. C’est mon patron qui m’envoi.
          Ah bon ? Et c’est qui le Monsieur ?
      - Une personne très importante qui apprécie la discrétion…
      - J’imagine que votre patron apprécierait certainement de vous entendre traiter les pédés de tarlouzes ! S’il cherche à me voir c'est qu'il doit être pédé lui aussi…Non ? Ce n’est pas ce que je dois comprendre ?
       - Laisse tomber gamin et oublie ce que j’ai dit. J’ai pour mission de te ramener chez lui.
      - C’est où chez lui ?
      - A l’hôtel « Georges V » !
      En lâchant banalement le nom de l’hôtel où son boss était descendu, il sortit de sa poche revolver dix billets de cent Euros qu’il étala sur la table.
    - Si tu veux bien m’accompagner, ils sont à toi.
Il eut du mal à déglutir. Il faut bien l’avouer, la situation saugrenue et très inhabituelle le laissa le cul parterre. Il y avait de quoi ! Un grand balaise de Bodyguard au look agressif d’un pitbull lui proposant de rencontrer son patron pour mille Euros et le tout enveloppé du luxueux décor du mythique Georges V !   Y’avait de quoi.
  - Il est tout seul pour tout ce fric ?
           - Ouais, t’inquiète pas, y’a pas de lézard ! C’est propre. Il en veut juste à ton petit cul. Quand il est à Paris, il en bouffe un par jour, et tu peux me croire, j’ai beaucoup de mal à lui fournir de la marchandise fraîche. Il est très exigeant sur la qualité… Si tu vois ce que je veux dire…
-        Heu, non pas vraiment…c’est quoi la qualité ?
- fais pas chier
-C’est pour quand ?
- Tout de suite !
- C’est quoi la spécialité ?
- Si t’es OK, j’te mets au jus dans la voiture.  
- Va pour un petit tour au Georges V !
Dans la limousine qui le conduisit à l’hôtel, le molosse le mit au courant des petits détails qu’il devait respecter, sans oublier les gentilles menaces à son attention du genre : une grosse tête, des dents cassées et bien d’autres courtoisies tout aussi agréables les unes que les autres s’il transgressait à une seule de ces conditions. Il utilisa son portable pour avertir son patron de l’arrivée imminente de la marchandise.
           Une fois arrivé dans la somptueuse suite royale du Georges V et après en avoir pris plein la gueule du superbe décor de la chambre, Guillaume se déshabilla, se mit à genoux sur le lit, se pencha en avant et cacha sa tête sous deux oreillers. Il avait accepté de se mettre dans une situation inédite et cocasse. Il devait faire l’autruche et montrer son cul grand ouvert face à la porte d’entrée de la suite. Il attendit ainsi deux longues minutes qui lui semblaient interminables. Plus d’une fois il gloussa d’un rire étouffé sous les oreillers. C’est quoi cette esbouffade ? L’envie lui vint de se lever et de dire tout haut : Bon, maintenant on arrête les conneries, s’il faut baiser, je baise… . Non, il ne devait pas bouger à cause de la grosse tête et des dents cassées que l’autre lui avait promis…
Enfin il entendit le bruit de la porte qu’on ouvre puis que l’on ferme. Le bruissement des pas sur la moquette lui indiquait que quelqu’un s’avançait dans sa direction. Il attendait le doux grincement de la fermeture éclair et celui des vêtements que l’on jette à terre, mais en vain. Seul un froissement de tissu que l’on baisse ou que l’on monte arriva difficilement à ses oreilles coincées sous les plumes moelleuses des oreillers. Il attendait maintenant le premier contact physique. Il concentra toute son attention sur sa rondelle pour la dilater et surtout pour éviter l’effet de surprise. Au bout de trente secondes fastidieuses et dans une ambiance de silence de mort, il se demandait s’il n’était pas seul dans la chambre et s’il n’avait pas rêvé. Pas de contact. Rien !
Méfiant, et sur la défensive, il se risqua de bouger discrètement un des deux oreillers. Un bruit bizarre lui parvint. Un genre de : Gloups…Gloups…Gloups… Le bruit lui était familier, mais il avait du mal à mettre une image dessus. Il eut à peine le temps de comprendre que l’autre se branlait sur la vue de son cul grand ouvert, qu’il sursauta au contact d’un liquide brûlant sur son trou. Une flopée de sperme dégoulina sur sa raie. Puis le bruit du tissu en sens inverse, la porte qui s’ouvre et qui se referme et puis plus rien. Le silence complet !
 Encore trente secondes d’éternité ! Il n’osait pas bouger. (Les dents cassées…) La porte s’ouvrit à nouveau. Il reconnu la voix du géant lui beugler : « C’est bon petit con, tu as bien bossé. Lave-toi le cul et rhabille-toi, tu peux te tirer. »
C’est sûr, il avait bien bossé. 1000 Euros pour montrer son trou de balle… ! Il n’avait jamais fait mieux.
 



par Al Saint Bois
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Âmes sensibles s'abstenir...


La dolce bita
  3
 
Petits crimes pas très ordinaires
Premier jet
 
 
 
 
 
 
 
          Je ramone, je ramone depuis un bon bout de temps. Je lui lime l’anus. Un anus comme je les aime, dévoué et volontaire. Je lime, je lime. Un peu avant, il me suçait la queue d’une façon gourmande, maintenant son torse collé contre le pommeau de la douche, il m’offrait ainsi le cul cambré bien haut pour que je puisse aller plus loin au plus profond de lui-même. Debout derrière lui, je pouvais admirer la magnificence des dessins de son dos musclé, ses fesses rondes et galbées semblables à deux fruits fermes et bien mûrs que l’on tâte inévitablement avant de les sentir inexorablement…Ivresse subtile et salutaire des sens du toucher et de l’odorat. Pour l’instant avant de le bouffer je me devais de limer. Mes mains accrochées sur ses épaules m’aidaient à pénétrer plus fort, plus profond, plus haut dans ses entrailles obscures et mystérieuses. Il aimait, il gémissait, il se tortillait comme un vers luisant pour profiter encore plus des quelques millimètres perdus de la racine de ma queue fatalement condamnée à rester dehors. Je le tenais maintenant par les hanches, et je butais contre la rondeur ferme de ses fesses mon corps tout entier d’une violence inouïe. Il en perdit l’équilibre et son visage vint s’écraser contre les carreaux de la salle de bain. Il gémissait toujours, cette fois de douleur. A m’acharner à vouloir baiser plus vite et plus fort, je voyais ma queue entrer complètement jusqu’à la racine et sortir complètement où mon gland trop content de prendre l’air de temps en temps me souriait gentiment. A chaque coup de butoir, ce gland conquérant devenait méchamment violacé et plus mes mouvements étaient rapides et plus je le sentais picoter du bout du gland au début pour enfin me démanger sur toute la longueur de la queue. Il ne gémissait plus, il hurlait. Sûrement de plaisir, mais il hurlait. La brûlure salvatrice explosa d’un jet puissant à l’intérieur de son organe défoncé. Il tortillait du cul pour profiter encore de la pénétration et jubiler de plaisir sur l’ultime jet de sperme. Excité comme une chatte, il se retourna pour me montrer son érection tendue à l’extrême.
- Putain, j’en peux plus…
Mes mains accueillirent cette bite aux gonflements saccadés par les pressions du sang, et commencèrent à branler, le temps pour moi de m’agenouiller et d’ouvrir grande ma bouche pour la gober tout entière. Sa queue brûlante n’eut le loisir de faire uniquement qu’un seul va-et-vient avant de me péter dans la gueule.
J’ai rencontré ce petit con à la gueule d’ange dans la rue où il a l’habitude de faire le tapin. Je rôde souvent dans ce quartier. J’avais remarqué depuis longtemps cette dégaine décontractée et provocante qu’il arborait avec une insolence arrogante. Le racolage rapide et expéditif : combien ? Tu montes ? Tu suces ? Actif ? Passif ? OK ! C’est bon pour moi… Un petit regard admirateur sur le paquet de couilles compressées par l’étroitesse des jeans et le compromis était trouvé. La vue du petit cul confiné sous la fine toile du pantalon dandinant devant moi dans l’escalier me procura une vive érection. « Tapineur de mes deux, je vais te défoncer le videur de couilles… » Pensais-je.   
 L’orgasme avait fait de lui une proie facile. Il était cambré au maximum, la tête en arrière. De la main gauche je le branlais pour lui extirper les dernières goûtes de sperme. Il n’a pas vu la lame arriver. De la main droite j’avais positionné le couteau sous ses couilles contractées, de la main gauche je tenais l’ensemble de sa queue et ses bourses. D’un coup sec en pleine jouissance orgasmique, son paquet viril détaché du reste de son corps me resta dans la main. Un jet puissant de sang chaud se répandit sur mon torse. L’air surpris, anesthésié par la douleur, il pencha la tête dans ma direction, puis sur ma main gauche détentrice de son organe et enfin sur le trou béant de son bas vendre dégueulant de son sang à l’endroit précis où devait se trouver l’objet de sa virilité. Le flot de sang était torrentiel. Les yeux révulsés, il perdait petit à petit connaissance. Il s’affaissa à genoux, puis le dos jeté en arrière contre les carreaux de la douche, et dans un râle indéfinissable d’outre-tombe, il expira gentiment sous mes yeux à la façon d’une baudruche qui se dégonfle. Le bac à douche maculé de rouge carmin contrastait avec la blancheur de sa peau. Son visage déjà rendu pâle par l’absence de flux sanguin, ses yeux perdus dans la pénombre du couloir de l’éternité et la bouche grande ouverte à chercher l’oxygène qui ne rentre plus. Avant de lui mettre son paquet de couilles au fond de la gorge, la queue dépassait vulgairement des lèvres, j’eus un petit sourire moqueur et plein de pitié pour ce petit connard que je venais de baiser….
 


par Al Saint Bois
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La dolce bita 4
 
Mon amour de Stéphane 
 
 
 
 
 
 
 
          Je suis fou de son corps. Son regard a un petit quelque chose qui te fait croire qu’il est entièrement à toi. T’as qu’une envie : te donner pour mieux le protéger.
          Lorsque ma main se pose sur son épaule, sa hanche ou sur ses fesses, la voluptueuse sensation du toucher déclenche chez moi une érection instantanée, pire encore si ma main se perd sur le velours satiné de ses couilles. Là, je ne contrôle plus mes impulsions. Je bande dur. Je dois tâter, caresser, mordiller, lécher, sucer son corps, toutes les parties de son corps. Mes mains deviennent folles. Elles partent à la conquête de l’absolu. Ogresses des sens. Quoi que je fasse, elles ne seront jamais rassasiées. Ma langue prend le relais à tout vouloir goûter, tout vouloir lécher, à tout vouloir dévorer. Mes cinq sens en complète harmonie érotique me mettent dans un état second. Je bande toujours très dur. Ma vue se trouble, mes mains brûlent, mon odorat s’épanouit sous ses suaves odeurs légèrement acidulées. Mon ouïe s’extasie sur ses longs soupirs et ma bouche dévore une friandise inusable et sans cesse renouvelée. Je dois tout faire. Je me sens obligé de tout faire. Je dois tout donner. Je dois tout lui donner. Je dois prendre. Je dois tout lui prendre. Mon plaisir et son plaisir ne font plus qu’un. Un seul plaisir partagé. Sans le sien, le mien n’est rien. Un seul orgasme démultiplié. Une explosion de sensualité et d’émotions fortes traversée pas des sentiments complices et intimes à jamais inégalés. Je bande encore très dur.  
 
2.
 
         J’étais assis sur son ventre. Il me branlait savamment de ses doigts experts sur un va-et-vient frénétique et parfois enveloppant d’une tendresse de chatte en chaleur comme pour amadouer ma queue et lui donner confiance de s’abandonner complètement à sa convoitise. En me cambrant un peu en arrière, mes mains partaient à la recherche de l’objet suprême : sa queue chaude et raide pour la branler. La douceur de la peau soyeuse de sa verge déclencha en moi un doux frisson qui pris naissance à la nuque, elle s’étala sur mon dos et parti mourir enfin sur le cercle contracté de mon anus. La sensation délicate du toucher me fit bander un peu plus encore. Le regard fixe et admiratif sur mon gland, il salivait abondamment. De temps en temps il sortait une langue pointue et polissonne en direction de ma queue. S’imaginait-il la lécher entièrement ? Sa queue dansotait sous mes doigts et sous mes fesses. J’étais presque assis dessus. Manche vertical prêt à m’enfourcher. Il leva le bassin. Son gland buté contre ma pastille me faisant comprendre ainsi qu’il désirait me pénétrer.
En lui titillant le bout de ses tétons, endroit que je savais hypersensible, le geste complice déclencha chez lui un léger frémissement. Il me remercia simplement par un sourire. Il me vint l’envie pressante de les mordiller et de les lécher. Au premier coup de dents il frissonna une autre fois, se convulsa et s’abandonna entièrement à ma volonté. Je sentais sous ma langue le téton se durcir.    
En me relevant un peu, ma bite vint se poser sur sa langue restée au dehors. Langue dévoreuse, suceuse de friandises, organe humide, ostentatoire et voluptueuse du fantasme intime et inavouable de chacun. Il jouait à contourner de sa langue dévergondée mon gland brûlant de désir. Un petit basculement du bassin fut suffisant pour pousser sa langue à l’intérieur de sa bouche et remplir complètement son antre à sucette. Sublime sensation d’aspiration… Je me sentais venir au fond de sa gorge, non pas encore… retiens-toi bordel 
         Putain, c’est bon de se sentir en confiance dans un moment aussi intime. C’est ça l’amour ? Est-ce vraiment la définition de l’amour ? La confiance ? La confiance et bien d’autres choses encore. Mais surtout la confiance. Confiance et complicité sont les deux piliers de l’amour. L’amour charnel et spirituel.
Une fois à genoux entre ses cuisses grandes ouvertes, sa dragée parallèle à ma queue sautillante aux appétences réhabilitées de ses intuitions originelles à sa fonction principale : pénétrer ! Prêt ? 
Prêt !
Lentement, très lentement, la profonde pénétration entamée, sans hésitation, sans appréhension, sans réprobation, sûre et conquérante, parti à la recherche du consubstantiel, compressée par son anneau et libérée par l’élasticité de son rectum, ma verge belliqueuse et volontaire enfouie enfin aux tréfonds de lui-même se senti enfin chez elle. Le visage crispé, non pas par la douleur mais par l’assouvissement d’une trop longue attente particulière, il relâcha sa crispation en soutenant un long soupir salvateur : « aaaaahh… » J’étais dedans. Je le possédais enfourché par le cul. Puissante érection encastrée dans son abîme. Délicate sensation de compression anale sur toute la longueur de ma queue… Je le possédais enfin…  
         Ses jambes restées en l’air, je contemplais le magnifique spectacle de son entrejambe bien ouvert et de ma queue fourrageant sauvagement son trou. Je pouvais masturber ce sexe à l’envers gonflé de couilles charnues et bandées d’une tige raide secouées continuellement de mes bourrades d’enculade.
J’étais l’enculeur donnant du plaisir, et lui, l’enculé recevant l’hommage béat d’un jouisseur sans complexe. L’un se donne et prend, l’autre reçoit et se distribue. Bercé délicieusement du va-et-vient : Je prends, je donne, je prends, je donne, je prends, je donne… Jusqu’à l’explosion fatale de la giclée spermatique condamnée à mourir dans ce trou jouissif et obscur puis à ressortir un peu plus tard dans un pet vulgairement foireux sur le trône des vidanges des commodités. Ses mains se crispèrent sur son sexe synchronisé à mon orgasme. Il éjacula violemment d’un liquide opalin dégoulinant lentement sur son poitrail.   
Une magistrale pelle langoureuse en guise de conclusion amicale nous confirmait notre attachement l’un à l’autre.
        Je l’aimais, je l’aimais comme au premier jour. Tendrement, sincèrement, je l’aimais.
          J’ai rencontré Stéphane six mois auparavant, un beau matin du mois de mai sur la terrasse d’un café. Je sortais de la maison, une grosse colère dans la poche, et l’envie plein la tête de foutre le camp de cette putain de ville. Je dois rajouter qu’à l’époque je vivais avec Stéphanie une belle histoire d’amour sur le déclin. A croire que le prénom était prédestiné à ma propre destiné. J’ai aimé Stéphanie au féminin, aujourd’hui j’aime Stéphane au masculin. L’homonyme dans les deux sens. Les deux sens…
La rencontre avec Stéphane fut brutale. Pire qu’un coup de foudre. Une grande claque dans la gueule. La révélation du sens de ma vie. 
 
3.
 
Etendu sur le ventre, les jambes écartées, il était à ma merci. La vue de sa complète nudité déclencha chez moi une violente érection. Assis entre ses jambes, mes dix doigts pouvaient parcourir librement son corps en partant de la surface galbée de ses mollets et remonter fébrilement sur ses fesses discrètement ouvertes, me cédant une vue imprenable sur l’abîme sauvage de son trou auréolé de brun, posé juste au-dessus d’un paquet de couilles écrasées par le poids de son corps qui laissait dépasser un bout de queue que je devinais déjà tendue. Au premier contact de mes mains sur ses fesses, il les écarta un peu plus, m’invitant ainsi à exprimer franchement mes envies et mes désirs. J’aime les culs, j’aime en particulier les culs de mecs. Les jolis culs, les culs bien dessinés, un peu musclés et agréables au toucher. Les culs propres et appétissants à bouffer. Je malaxais ses deux fesses dodues entre mes mains d’une manière consciencieuse et attentionnée, aussi consciencieuse que le petit mitron pétrissant la pâte blanche et tiède du pâton avant de la faire lever. J’arrivais ainsi à faire bouger ses couilles et libérer un peu plus le bout de sa queue qui commençait sérieusement à pointer d’un gland arrogant. Il cambra son cul. Ma main passa sous ses couilles et caressa doucement l’ensemble qui m’était offert. La douceur satinée de sa queue débrida mes sens et déclencha en moi une violente secousse brûlante et euphorique. L’index de mon autre main libre parti titiller sa pastille chaude et vulnérable. Il se tortillait lentement en geignant des soupirs lascifs et encourageants. Son anus complètement détendu invita mon doigt à le visiter courtoisement. Il se glissa timidement dans la fournaise obscure de son étroite intimité. Sensations sublimes d’une lente pénétration impérieuse et consentie en retour d’une politesse rendue. Mon autre main branlait délicatement son pieu pointé sur le matelas prêt à le perforer. Ma langue, jalouse, s’exprimait furieusement en sécrétant une salive jubilatoire, me suppliant de partager le festin tactile que mes mains enveloppaient. L’ove béant salua courtoisement la pointe de ma langue humide à entrer en la remerciant de cette visite tant attendue.
-« Bonjour madame la langue ! Quelle surprise… Je vous en prie entrez ! Faites comme chez vous…Petite cochonne… » 
Je m’abandonnais complètement à la délicatesse de son trou mouillé dégageant des arômes particuliers aux effluves délicats des senteurs exotiques et épicées et au goût particulier, suprême velours, délicat, capiteux et enivrant … Rien n’est plus beau qu’un cul et il n’existe rien de meilleur à bouffer…Si, si, j’insiste.
Vraiment dilaté, l’élasticité de son anus n’offrait aucune résistance à ma langue foreuse. Elle pénétra de moitié aussi aisément que si elle se baignait dans une crème dessert, à la vanille s’il vous plaît ! Je me plaisais à imaginer ma bite bien enfoncée dans ce joli cul moelleux et doux comme du coton. Ma queue sensible à mon imagination battait violemment contre mon ventre. La tête collée contre les oreillers, il se battait avec, tout en rugissant fortement et en se balançant sauvagement au rythme de mes pénétrations linguales. Il était temps de le faire quiner autrement. Ma queue battait toujours plus fort contre mon ventre et ma langue devenait douloureuse sous les contractions incontrôlées de son anus. Il était temps pour moi de retirer ma langue et de présenter mon gland aux portes du plaisir. Il releva la tête, l’air étonné, se demandant si j’étais bien avec lui où s’il avait rêvé.
           - Bouge pas ma couille… je vais t’enculer à fond !   Lui lançai-je en cherchant à le rassurer.
Il retrouva son oreiller et je pus enfin enfoncer ma queue jusqu'à la garde. Lente et longue pénétration assurée par mes mains. Récompense divine après une excitation sublime. Le contact de sa chaleur intérieure diffusée sur toute la longueur de ma queue lutait contre ma propre chaleur. A croire qu’elles jouaient à celle qui rayonnera le plus et surprendra l’autre. Soumis à mes investigations, mes mains calant son bassin, je pouvais enfin commencer un va-et-vient rythmé et affectueux lui procurant les plaisirs qu’il attendait, et à moi, l'apaisement de mon excitation. Cadeau raffiné pour nous deux. Pour moi, le triomphe de mes excitations et pour lui la récompense finale des préliminaires. Cette fois mes mains lovaient complètement son paquet de couilles. Je sentais leur contraction et la raideur finale de sa queue m’annonçant les sommets de son plaisir. Il s’immobilisa un temps et dans une crispation totale, il éjacula sur le matelas d’un seul jet puissant. Il hurlait des plaintes jouissives faites d’onomatopées incompréhensibles et bruyantes. Le reste de ses jets inondait mes mains d’un liquide chaud et soyeux. J’étais calé au fond de son cul. J’attendais qu’il se calme mais mon excitation était plus forte. L’ardente sensation d’égarement noya puissamment son rectum d’une explosion séminale qui me libéra en brûlant mes esprits et qui déclencha chez lui une violente secousse finalisée par une vibration continue de tout son corps coincé sous le mien. 
         Putain, c’est bon !



 
par Al Saint Bois
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La Doce Bita 5

Guillaume 2 
 



Bien installé à siroter un café à la terrasse de son bistrot préféré, Guillaume rêvassait de son aventure de la veille. Non, il n’avait pas rêvé, il avait bel et bien gagné 1000 Euros juste en montrant son cul à un richissime inconnu dans une magnifique suite du Georges V. Un truc comme celui-là était unique en son genre. Pas un de ses potes n’allait le croire. Réduit à un silence forcé, il se résigna à finir son café, à plier son journal et à rentrer chez lui. La grosse limousine couina dans un bruit d’enfer pour piler et enfin s’arrêter net juste devant la table de Guillaume dans un soubresaut qui la fit trembler sur place. Le grand balèse sorti en courant dans sa direction.
 - Putain ! Ca fait deux heures que je te cherche, j’ai fais la connerie hier de ne pas te demander ton numéro de portable. Merde ! chuis’ bien content de te revoir. Putain de merde ! Merde chié…
           Affolé, Guillaume marqua un pas en arrière. Il réalisa de son impuissance à détaler avec un athlète fou furieux et hyper entraîné aux situations d’autodéfenses à lui courir au cul. Pas la peine de bouger. Perdu d’avance ! 
 - Hé ! Tu vas où là ? Reste ici, assieds-toi, on doit causer tous les deux !
 - Si ton patron regrette ce qui s’est passé hier, je suis désolé le marché a été conclu… Une petite tremblote dans la voix le trahissait. Terrorisé et prêt à se pisser dessus juste à cause des 'dents cassées et de la grosse tête promise...' L’autre enchaîna en prenant place sur une chaise en face de lui.
 - Tu te trompes gamin, je sais pas ce que tu lui as fait, mais il veut te revoir.
- … ?
- Je bosse pour lui depuis plus de cinq ans, et c’est la première fois qu’il veut revoir un minet deux fois de suite… Je me demande bien ce qu’il te trouve, un mec c’est un mec, un cul c’est un cul… Putain ! Et des culs il en a vu…Qu’est-ce que t’as de mieux que les autres ?
- Tu n’aimes pas les hommes, tu peux pas comprendre… Il réalisa de la banalité de sa réponse, puis à bien y réfléchir, Guillaume se senti flatté. Ce crésus de client lorgnait un cul par jour, et le sien venait de marquer un point.
Comme la veille, le grand lui donna 10 billets de cent Euros.
- Tiens, ils sont à toi. Tu viens ? Dit-il en désignant du menton la Limousine.
- J’n’ai pas le choix….
- Ben non !
- Y’a toujours pas de lézard hein ?
- Monte… on est à la bourre…
 Guillaume se retrouva une fois encore dans la luxueuse voiture en direction du plus bel hôtel de Paris, et une fois encore dans la somptueuse suite du Georges V   accroupi à quatre pattes le cul en l’air sur le lit, la tête sous les oreillers à attendre l’hommage brûlant de son mystérieux client à la branlette rapide.
 Tellement l’instant était bref que Guillaume avait l’impression de ne jamais avoir quitté la suite depuis la veille. Il revivait un agréable et surprenant remake. Le remake de la branlette…
Pareil !
 
 Tout était pareil. Le bruit de la porte que l’on ouvre puis que l’on referme. Le glissement des chaussures sur la moquette. Le froissement du tissu qui monte. Les  « Gloups… Gloups… Gloups… »  Masturbatoires. La sensation brûlante du sperme lui dégoulinant sur l’anus. Le froissement du tissu à l’envers. Les pas sur la moquette et la porte de sortie. Ouf ! 
 Le balèse entra à son tour. Guillaume pu s’asseoir sur le lit et admirer la beauté du décor. L’autre pris place à ses côtés.
 - Il est super content de toi mon boss.
 
 - Je reviens demain ?
 - Désolé, c’est fini pour cette fois, il rentre ce soir dans son pays. Si tout va bien, il reviendra dans un peu moins de trois mois…
 Un peu déçu, Guillaume se leva. Il n’avait plus rien à faire ici. Une bonne douche dans la salle de bain de cette somptueuse suite allait lui faire du bien. Après tout deux jour de suite à montrer uniquement son cul pour un total de 2000 Euros, il s’en sortait bien. En comparaison, pour gagner autant il aurait du se faire dix petits vieux dix soirs de suite. A réfléchir bêtement sur son aventure, Guillaume, à poil, debout devant le grand, ne s’était pas rendu compte qu’il le lorgnait d’une façon malsaine.
La bouche ouverte, les yeux en couilles de loup, le grand paraissait subjugué par le physique du gamin. Il le regardait farouchement des pieds à la tête. L’ensemble du corps de Guillaume lui semblait en complète harmonie à un physique masculin et d’une beauté indéfinissable qui le laissa perplexe. Des épaules délicatement développées au rétrécissement des hanches étroites accompagnées de muscles finement ciselés de son torse et du relief de son ventre plat. Des cuisses pleines et merveilleusement cintrées en haut par le triangle brun de sa toison dense et frisottée laissant apparaître deux couilles un peu lourdes, brillantes et exsangues de pilosité, chapeautées d’une queue à la peau satinée et marbrée de veines légèrement bleutées au prépuce accueillant sur un gland pudique et discret caché sous une membrane soyeuse. Il se demandait réellement ce que les mecs pouvaient aimer chez un autre mec et en particulier chez ce gamin. Lui qui bandait uniquement à l’odeur, à la fragilité et au toucher de l’épiderme d’une femme, il s’interrogeait sur la différence. La différence lui sauta aux yeux comme une révélation divine. Le grain de sa peau était identique à celui d’une femme. Sûrement aussi lisse et doux au toucher. Glabre ! Complètement imberbe ! Pas un poil mâle et hideux ne venait gâcher ce magnifique spectacle vivant sinon un discret duvet blond le long de ses cuisses et de ses avants bras. Pareil à une femme, sauf que cette femme-là portait à un endroit bien précis des bijoux de famille qui ne plaisaient pas à tout le monde. Stupéfait devant sa découverte, le grand roula des yeux et dégluti bruyamment.
- Hé ? ca va pas mec ?
- S…? Si… Heu…
- T’as pas fini de saliver sur mes couilles. Toi qui n’aimes pas les pédés, tu m’inquiètes… Et celui-là tu l’a vu ? En se retournant, Guillaume lui montra son cul. Abasourdi devant tant de beauté et dans un réflexe incontrôlé, le grand posa une main sur l’adorable postérieur qui se présentait à lui. Son majeur glissa entre la fente pour mieux sentir au toucher les rondeurs parfaites de ses fesses. A trop vouloir insister, son doigt atterrit sur la délicieuse pastille qui palpita au premier contact. 
- Eh, tu vas trop loin. Arrête ! Je vais prendre ma douche.
 
 - Putain t’est beau ! T’es beau comme une fille.
 - Arrête tes conneries. Tu vas finir par me vexer. C’est quoi ton problème ? Tu viens de te rendre compte que tu te ferais bien un mec ? Hein, c’est ça ? T’as pas peur de devenir une tarlouze ? Comme tu dis si bien…Lâche-moi, je vais me laver le cul…
 Le balèse se leva du lit, dégrafa son pantalon, et baissa entièrement son slip.
 - Regarde, c’est ça mon problème !
 Guillaume eut un geste de recul.
 - C’est quoi ce bordel ?
 - Les filles aiment bien sortir avec moi. Tu te rends pas compte, un garde du corps, balèse et tout et tout, et lorsqu’elles découvrent ‘CA’ elles se barrent en courant. Les rares filles qui s’y sont frottés, je ne les aie jamais revues. J’en suis réduit à me payer des putes. Et encore, les vieilles et grosses putes, celles qui ont une chatte bien élastique ou un trou du cul tellement usé par le passage de milliers de bites, qu’elles acceptent de se faire emmancher par ‘CA’. Tu vois ce que je veux dire… Celles qui peuvent faire la différence entre un doigt et une bite…j’y ai pas droit… 
 Consterné, Guillaume s’approcha d’un pas. Il n’avait jamais vu un truc aussi monstrueux. Même le type qui lui avait laissé un mauvais souvenir anal avait une bite d’enfant de cœur à côté de celui-là. Deux grosses couilles boursouflées et lourdes, très lourdes, tiraient sur le bas une queue au repos d’une longueur vertigineuse. A vue d’œil Guillaume l’estima à près de vingt cinq centimètres ! Et la circonférence… Putain, il n’en croyait pas ses yeux. La queue de ce type lui faisait penser à un manche de pioche. Un vrai manche de poche de paysan, bien gros, bien rond, pas un manche de pioche de guignol de citadin jardinier du dimanche. Non, non, un bien large, très large !
Une queue hideuse recouverte de veines gonflées et réparties d’une manière anarchique sur toute sa surface. Et que penser de son gland… circoncis et énorme, plus large que la queue, pareil au chapeau d’un champignon !
 - T’arrives à baiser avec un truc pareil ? Lança bêtement Guillaume.
- Ben non, à part les putes… Le reste du temps je me branle devant des films pornos… Il ajouta le geste à la parole.
Sa grosse main se saisi de sa grosse queue. Il commençait à se branler naturellement sans aucune gêne devant Guillaume. Quand sa raison lui disait de foutre le camp, sa curiosité l’incita à se mettre à genoux devant ce tableau singulier pour mieux profiter de la rareté de l'apparat. Fasciné, il glissa une main sous les grosses couilles comme pour les soupeser. Elles débordaient généreusement de sa paume. L’autre ne broncha pas. Il continuait sa branlette en solitaire sans prêter attention à Guillaume. Ahuri, il regardait la grosse queue grandir encore plus sous les caresses vigoureuses de son propriétaire. Satisfait, le grand lâcha prise et lui montra fièrement sa queue raide et malgré sa lourdeur évidente, pointer vers le haut.
Trente ? Trente cinq centimètres ? Peut-être plus ? Sa main libre agrippa ce manche devenu amical et accueillant. Sa main ressemblait plus à la patte d’un petit oiseau se posant sur une grosse branche d’arbre qu’à une main normalement dévouée et volontaire à soulager ce pieu rigide et gonflé. Le grand ne bronchait toujours pas. Il bandait dur et qu’importe pour lui si une femme ou un mec était à genoux devant lui à s’occuper de sa queue, du moment que quelqu’un était là dévoué à le soulager. Il venait de poser ses préjugés homophobes sur la moquette. L’essentiel était de se sentir bien et de tirer du plaisir de cette érection imprévue. La bouche gourmande, Guillaume glissa la pointe de sa langue dans le méat tumescent de cette énorme bite, elle entra presque entièrement. L’autre s’abandonna en soupirant des : « aaahhh… » Ses mains caressaient tendrement de haut en bas l’interminable affaire, tandis qu’il cherchait désespérément à introduire le gland phénoménal dans sa bouche. Peine perdue ! Trop large ! Il se résigna à le branler et à sucer le bout du gland. L’idée de se faire empaler lui traversa l’esprit. Non, non, surtout pas. Un gros machin comme celui-là allait l’écarteler et causer des déchirures irréversibles. Ses mains s’activaient à branler d’une manière circulaire et inversée. Il arriva quand même à faire entrer l’énorme gland dans sa bouche sans toutefois pouvoir bouger, alors il s’activa à lui faire un suçon magistral.
Il sentit sous les paumes de ses mains qui masturbaient furieusement une pression sanguine plus forte et saccadée. L’autre, en haut poussait des « Oooh » et des « Aaah » lascifs annonçant l’imminence de l’orgasme. Toujours aussi curieux de voir cette grosse bite gonfler un peu plus, il n’eut pas le temps de s’esquiver. La première giclée puissante et abondante s’écrasa sur son front. La deuxième tout aussi vigoureuse lui inonda entièrement la bouche. Les dernières gouttes vinrent mourir sur sa poitrine. Guillaume accompagna de ses mains la queue herculéenne jusqu’aux derniers spasmes. Satisfait de lui, une fois la queue à moitié dégonflée il put se risquer à en mettre un peu dans sa bouche et reprendre son suçon, déterrant ainsi les ultimes relents orgasmiques que l’autre découvrait pour la première fois de sa vie en couinant des borborygmes incompréhensibles destinés aux étoiles.
- Putaiiinnn mec ! Jamais on ne m’avait fait une pipe comme celle-là ! Même la plus salope des vieilles putes que je connaisse ne m’avait sucé à fond comme tu viens de le faire. Merde ! T’es quoi ? Un Ange…Un démon… Où t’as appris à sucer ? Tu suces comme un dieu ! Aaah… Putaiiinnn…
          Il se baissa pour aider Guillaume à se relever et dans un geste protecteur l’enserra et lui roula une pelle élogieuse et pleine de reconnaissance. 
- Bienvenue au club des tarlouzes ! Lança Guillaume, qui accepta l’étreinte comme un remerciement.
- Déconnes pas… Avec toi, c’est pas pareil…
-… ? ? ?    
 


 
 
par Al Saint Bois
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La Dolce Bita 6


Mon amour de Stéphane suite

 

Appuyé d’une manière décontractée contre le cadre de la porte de la chambre, il me souriait bêtement. Il était complètement nu, la queue raide ! Queue libertine, vertueuse et tyrannique à la fois, chapeautée d’une indécence inouïe, elle me tutoyait du regard, m’incitait à la regarder fixement et titiller ma curiosité pour m’inspirer à vouloir la défier bravement à ses sarcasmes. Devant tant de malice, j’acquiesça tout simplement en caressant d’une main négligée la douceur de sa verge, puis à soupeser assurément ses couilles balourdes et duveteuses. Ma langue furetait dans sa bouche à la recherche de la sienne, tendrement, immanquablement à la façon simulatrice d’un érotisme humide et savoureux. Torride, le baiser ! Eprouvant, le frisson dans le dos. Congestionnante, sa caresse sous mes couilles. Affolante, la pression nerveuse de sa queue contre la mienne. Eprouvantes, ses mains baladeuses sur mes fesses. Captivante, sa façon de me fixer du regard et m’inviter à plonger dans les abysses de son indolence fiévreuse justifiée par ses gestes tendres, confirmée par les battements saccadés de sa verge contre mon ventre. Sublimé pas tant d’attention, j’étais prêt à fondre en larmes et exaucer ses appétences.
- Laisse-moi te dévorer et t’emporter sur le chemin de la petite mort d’où tu reviendras plus fort et plus amoureux. Tu en redemanderas encore et toujours, je serais là, prêt et dévoué à te satisfaire…Sans jamais te décevoir…
 Sur ces tendres paroles chuchotées au creux de l’oreille, il s’abaissa pour rendre hommage comme il se doit au mégalithe incandescent qui jaillissait de mon bas ventre, manifeste de mes ambitions affirmées, convoitise de mon amant décidé à l’avaler sans prétention aucune, tout du moins volontaire à le soulager d’une langue obscène encouragée par ses mains accrochées sur sa longueur impavide. Lente et profonde pénétration, chaleur rassurante, apaisante sensation humide des parois de sa gorge, je délirais complètement. Il suçait comme un dieu. « Stéphane, tu suce comme un dieu… » Murmurais-je. J’obtins pour réponse un va-et-vient plus rapide et plus profond. Il profita de ma complète décontraction pour glisser son index dans mes fondements les plus discrets. Pompe, pompe encore le pieu de la création. Si tu insiste, tu en tireras le suc de la vie, la liqueur divine, la sève de l’existence. Accroche-toi ! Le geyser de feu arrive à tes lèvres, il te nourrira, il te désaltérera, et à moi, il m’apportera l’extase de l’orgasme sublime. Prends dans ta bouche l’hommage qu’il te cède, accepte et absorbe-le, c’est une part de moi-même, ma preuve d’amour, ma façon de te dire : ‘je t’aime’. J’en pouvais plus, j’étais prêt à me répandre dans sa bouche.   
  Stéphane donc ! Stéphane, l’homme de ma vie. Mon ami, mon amant, mon amour.
J’ai rencontré Stéphane sur la terrasse d’un café près de chez moi. Un coup de foudre phénoménal. Une grande claque dans la gueule. Un truc auquel tu ne t’y attends pas, tu tourne la tête, et là…Paf !   Tu en prends plein la gueule. La révélation de ta vie. La vérité suprême. Tu te rends compte qu’à cet instant il manquait quelque chose à ton existence, et ce quelque chose est là devant toi, bien vivant, réel, te regardant innocemment, te donnant l’impression qu’il t’attendait depuis toujours. Qu’il est à toi, qu’il est pour toi… T’arrives à te demander comment t’as fait pour vivre sans lui. Tu ne te poses plus la question, puisqu’il est là et tout naturellement, tu l’intègres à ta vie, à ton environnement, à ton existence, à tes habitudes, à tes souvenirs incertains et à tes lacunes frustrées. Le chaînon manquant reprend sa place indubitablement dans tes carences. Il fait maintenant partie intégrante de ta vie. Tu as tout à construire avec lui et puisque c’est une évidence, l’énorme travail qu’il te reste à faire ne te fait pas peur. Tu vas tout reconstruire avec beaucoup d’attention, de passion et beaucoup d'exaltation, de la ferveur et un excès d’enthousiasme. Il devient le sens de ta vie, l’âme sœur ou l’âme frère, l’être humain sur lequel tu t’identifie. Tu attends tout et tu donnes tout. Qu’importe pour toi, un garçon ou une fille, le coup de foudre existe. Lorsqu’il se présente à toi, tu laisse tes préjugés parterre et tu tourne le dos à ton éducation judéo-chrétienne sur les interdits castrateurs et culpabilisateurs qui font que TA vie est un enfer. Suis tes impressions, tes impulsions, tes désirs. Epanouis-toi comme tu le sens. Prends la direction de tes sentiments. Comme disait si bien Jean Cocteau : « ce qu’on te reproche, fais-le, c’est toi… »   Alors, fais-le !
         J’ai même pas tiqué sur le premier baiser. La première fois... Un premier baiser masculin, 'une pelle entre mecs'. Moi qui étais un hétérosexuel confirmé, bien dans ma peau de mec à femme et assurant tant bien que mal une sexualité ordinaire dans un couple ordinaire. Dans mes relations avec les femmes, dans mon rôle d’homme, je m’évertuais plus à donner du plaisir plutôt que de chercher à en recevoir. Ma satisfaction sexuelle et mon équilibre mental venaient du fait que j’assurais un max avec les filles et qu’elles me rendaient l’amour par un excès d’affection. Oui, après avoir offert quelques orgasmes à la fille que je baisais, mon plaisir s’affirmait lorsque qu’elle me remerciait tendrement de lui avoir donné tout ça ! Et bien plus encore.

J’étais bien, je me sentais bien dans ma peau de mec, dans la peau d’un « macho », dans la peau d’un hétéro, dans la peau d’un mec « normal ». Une bite, une bite à tendresse. Voilà une courte définition de l’hétérosexuel : une bite à tendresse.
           
Le mec, l’homme, le père… celui qui doit porter la culotte, celui qui doit porter toute la responsabilité du couple, celui qui doit assurer pour tout, celui qui n’a pas droit à l’erreur, il ne doit pas craquer, pas défaillir, pas trop montrer ses sentiments, pas trop penser à lui, s’imposer mais pas trop s’effacer, lui, le mec, l’homme, le père, puisque tout repose sur lui, il est le pilier. La raison du couple, l’essence essentielle du mec, la raison évidente du père, la présence masculine, l’autorité, la base, la droiture, celui qui doit inspirer le respect, la référence de l’éducation, l’emblématique de l’identification maritale et parentale, le mec, l’homme, le père, le mari coté social et coté sexe : l’amant… Une bite, une bite à tendresse. Voilà ! Voilà comment on peut résumer rapidement le rôle de l’homme dans la société, dans la famille, dans le couple, et comment un mec doit se situer dans sa tête.

S’il ne s’identifie pas à ce modèle, il a tout faux ! Il devient un marginal de la société, un mec caractériel, peu fiable, ludique, léger, dragueur, baiseur, superficiel, immature, inconsistant, transparent. Une bite à sexe, un égoïste, un sexe à plaisir, une abeille butineuse, une cigale en été, un verre sans fond, un manche à balais sans brosse, un briquet sans gaz, un champagne sans bulles, une chose inutile quoi ! Inutile… Inutile pour la société, mais pas inutile pour tout le monde. Très utile pour les baiseuses, pour les chattes en chaleur, pour les minettes en quêtes de vérité absolue, pour les culs à défoncer, pour les gorges à limer, pour les mains à étonner, pour les solitaires en mal d’existence, pour les égoïstes qui ne pensent qu’au plaisir, à leur plaisir personnel… Un manche à branler, une bite à plaisir, une bite à défonce, une bite à orgasme, une bite à clito, une queue… Voilà encore une définition réaliste d’un mec : Une queue !   
J’ai même pas tiqué sur le premier baiser. Un baiser d’homme. Un baiser entre hommes. Tu comprends ça ? Une pelle entre mecs. Le désirer est une chose, le faire, faire le geste, passer à l’acte, rouler une galoche à un mec en est une autre. Tu le fais et tu deviens pédé.
Homosexuel !
Un homosexuel, une tarlouze, un vol au vent, une chatte, une suceuse de bite, une fille, une sucette, une fiotte, un enculeur, mais surtout un enculé. D’un seul coup tu prends tous les qualificatifs des sales blagues sur les pédés qui t’ont bien fait marrer quand tu étais sur l’autre rive, sur ta planète à foufoune avec tes potes hétéros. (Bande de cons...)
           Tu le désires tellement que tu passes sur tes préjugés à la con. Après tout, les « pédés » c’est les autres. Pas toi. Ce que tu veux, ce que tu cherches, c’est juste un plaisir. Le plaisir. Lui, il te plaît. Il te ressemble, tu lui ressemble, t’as envie de lui, c’est normal, tu le veux et quoi que tu pense, sans culpabiliser, tu le prends tel qu’il est, parce qu’il est comme ça, justement, parce qu’il est comme ça ! A partir de là, t’as qu’une envie, baiser avec lui ! Et tout naturellement tu baises avec lui. L’amour, rien que de l’amour.
           J’ai même pas tiqué la première fois où je me suis retrouvé à genoux face à face avec son sexe en érection, autant dire face à face avec moi-même. Si je connaissais parfaitement mon anatomie, j’ignorais entièrement celle des autres, du moins j’ignorais comment agir face à un sexe d’homme. Si je savais quoi faire avec ma queue, à cet instant précis, j’étais incapable de savoir quoi faire avec la sienne. Tout naturellement les gestes arrivent, l’imagination aidant, tu pense à ce que tu aimerais que l’on te fasse et petit à petit, les gestes, les attitudes, les désirs, les caresses, les envies arrivent et tu sais enfin quoi faire. T’as les yeux qui brûlent, les mains qui trembles et le fond de la gorge qui démange…
 
 
           Il anticipa sur les prémices de mon éjaculation. Il s’arrêta de pomper mon pieu proche de l’explosion en me laçant un regard coquin et complice.
           - Pas tout de suite, j’ai mieux pour nous deux…
           Il se releva et posa son torse sur la table en relevant une jambe. Il m’offrait son cul grand ouvert avec un accès direct sur ses couilles. Mes mains affolées et avides de sensations fortes touchaient tout ce qu’elles pouvaient toucher. Son dos, ses fesses dodues, sa raie chaude et audacieuse, ses couilles moelleuses et sa queue tendue. Pour calmer mon ardeur et profiter encore de la beauté de son corps, j’avais décidé de lui bouffer le cul. Suprême délicatesse de son offrande, je pouvais lui pénétrer la rondelle avec la langue et lui branler tendrement la queue. Il apprécia l’attention en bougeant son cul d’un va-et-vient discret. Je faisais ripaille. Les agapes de son trou du cul m’excitaient encore plus. Salivée à l’excès, ma langue butait contre les portes du temple. Je voulais pénétrer. Ne pas s’arrêter au superficiel. Pénétrer plus profond. Explorer sa cavité anale pour mieux le posséder. Ma queue, tel celle de l’étalon en rut avant de monter la jument, tapait fort contre mon ventre. « Et moi, et moi, et moi » semblait-elle crier au supplice de l’attente. Ma main branlait sagement alors que ma langue broutait sauvagement. « Défonce-moi, fais-moi crier, j’en peux plus… » Baragouina Stéphane entre ses dents. Récompense absolue, debout derrière lui, le bout de ma queue se présenta majestueusement devant l’âtre ouvert de la bête à faire quiner. Doucement, lentement, l’irrésistible ascension de ma queue sertie joliment de son anneau décontracté atteignit son but. Sa chaleur intérieure me fit chavirer. Sans même un seul va-et-vient, j’explosais dans ses profondeurs d’un geyser abondant et brûlant. Il réagit à mes saccades libératrices et à la chaleur de mes débordements en gémissant d’un plaisir orgasmique. Il éjacula lui aussi. Au final, nos deux corps enchevêtrés frémissaient sous mon étreinte originelle, haletants, cherchants l’oxygène qui leur manquait dans l’attente si désirée du repos du guerrier.      
 
 
 
par Al Saint Bois
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La Dolce Bita 7
 
 
 
 Guillaume 3
 
 
 
 
 
 
 
 
- Allô Guillaume ? Réponds s’il te plaît… C’est moi Jérôme… s’il te plaît … j’en peux plus…depuis la dernière fois, je ne pense qu’à ça… t’es un Dieu de la sucette…Putain, je bande… je pense à toi et je bande…je bande pour toi… Allez réponds… Je pense à ton joli petit cul et je bande…Je bande tout seul comme un con… Réponds…Réponds-moi…
Il était 22 heures. Guillaume venait d’entendre le huitième message de la journée, et la journée n’était pas fine. Hier, Jérôme lui avait laissé douze messages du même acabit sur son répondeur. Depuis la semaine dernière, depuis qu’il avait fait la pipe du siècle au grand balèze, le fameux suçon du bout du gland, Jérôme ne le lâchait plus. Depuis, il avait eut droit à une dizaine de messages par jour sur sa boite vocale. Il se gardait bien de répondre lorsque le numéro de Jérôme s’affichait sur son portable. Jamais au grand jamais, il ne se risquerait d’accepter les avances du grand balèse au manche de pioche, même s’il lui proposait de le payer. Il se souvenait précisément des dimensions monstrueuses de sa queue, et il imaginait facilement que s’il acceptait, même une seule fois, le grand se sentirait affranchi et ne se contenterait pas seulement d’une pipe mais chercherait inévitablement à le sodomiser, et là, Guillaume n’était pas d’accord. Il refusait l’idée de s’imaginer coincé entre les bras du grand, entrain de se débattre, de le supplier et de chercher à fuir… Pour éviter de le rencontrer, il ne répondait plus au téléphone, il ne fréquentait plus ses bars favoris, il ne sortait plus dans les mêmes boites la nuit, évitait les saunas, les hammams et autres backrooms où la baise facile était tolérée et où Jérôme risquait de le retrouver.
     Après quinze jours interminables de cache-cache avec Jérôme, Guillaume reçu le message qu’il redoutait tant :
     - Allô Guillaume, réponds s’il te plaît… cette fois je déconne plus… Mon bosse est revenu sur Paris et il cherche à te revoir… C’est ton petit cul qu’il veut voir et personne d’autre, alors réponds…Ca urge ! !  
     Franche et autoritaire, la voix de Jérôme n’était plus suppliante. Bluff ou pas bluff ? Il croyait le grand balèse, en plein désarroi, capable d’un coup de bluff juste pour le coincer. La perspective de toucher facilement mille Euros en montrant son cul et après deux heures d’hésitation et huit messages identiques, le dernier message était persuasif : « Bien, maintenant Guillaume je te donne une dernière chance. Si dans une heure tu ne te trouves pas dans la suite du Georges V, la même suite que la dernière fois, je te promets une belle dentition sur une gueule bien amochée…et je te conseille d’être à l’heure…T’a une heure… Bluff ou pas bluff ? …Son richissime client serait-il vraiment revenu ? Le grand lui avait dit la dernière fois qu’il ne revenait pas avant trois mois. Le grand serait-il capable de louer une suite au grand hôtel juste pour le coincer ? Autant de questions sans réponses qui attisaient sa curiosité. La seule façon de le savoir était de se rendre à l’hôtel. Le risque était majeur mais à l’inverse la passe à 1000 valait le coup et puis : « les dents cassées… »   
     Bluff ou pas bluff ? Il se posa la question durant le long trajet dans le taxi qui le conduisait au Georges V sans trouver la réponse.  
Même suite somptueuse. Même lit. Même oreillers. Même bruits. La porte, les pas sur la moquette et toute le reste… La branlette, le contact toujours surprenant du jet de sperme chaud sur la pastille…Le froissement de tissu…La porte en sens inverse, puis le silence… Sont client était bien revenu et il avait souhaité se soulager sur lui. A son grand désespoir, Guillaume se souvint que c’était le grand qui lui donnait la thune. Il réalisa qu’ils allaient se voir. Rapidement et avant qu’il arrive, Guillaume s’enferma dans la salle de bains pour se laver le cul et s’habiller. Il en profita pour prendre une douche. Une fois bien propre et habillé, il se rendit dans la chambre où il allait certainement trouver le grand balèse qui devait lui donner son fric.  En entrant dans la chambre, Guillaume eut un mouvement de recul.
-         Putain ! qu’est ce que tu branles Jérôme ?