La dolce bita 2
Guillaume
Cernée de murs de verres, vaste et délicatement éclairée, installée juste en face du lit contre le mur central de la chambre,
la douche offrait le loisir au maître des lieux le spectacle érotique d’un voyeurisme non dissimulé des gestes amples et sensuels d’un mignon se fardant généreusement le corps d’un gel douche
moussant parfumé à la vanille.
La projection enivrante des reflets de la lumière sur les dessins de sa musculature parfois chattemitée par un excès de mousse
blanche et laiteuse provoqua chez lui une violente érection qu’il s’empressa d’accompagner tendrement de sa main gauche.
Assis sur le lit, il continuait, les yeux écarquillés et le membre un peu mou à se branler. Il attendait patiemment le
geste sans équivoque du mignon qui le faisait fantasmer. Enfin il put déglutir de satisfaction lorsque le bel éphèbe se cambra en arrière pour se frotter délicatement l’anus.
L’image sublime de ce corps tendu en avant et abondamment savonné à la recherche de la purification de la partie la plus
intime et secrète de son corps déclencha chez le septuagénaire une puissante éjaculation qu’il eut du mal à contenir. Un jet de sperme vint mourir à ses pieds, le second jet s’écrasa sur son
nombril, et de l’assaut final, à déborder copieusement du gland usé du vieux monsieur, dans un ultime spasme.
Une fois complètement essuyé, le jeune homme vint se poser sur le lit à califourchon sur le vieux en lui tournant le dos. Il
baissa son torse pour mieux ouvrir la raie du cul et soumettre aux désirs du vieux la totalité de ce qu’il avait à lui présenter. Le géronte gloussait de plaisir. Il attrapa de sa main gauche le
paquet de couilles pendantes et de son index droit préalablement humidifié, pénétra allègrement le fion du jeune minet. De temps en temps il sortait son doigt pour le porter à sa bouche
et le remettre rapidement d’où il sortait. Tout en se délectant du nectar anal, sublime nectar dopant les sens débridés aux limites de la folie… Il continuait à soupeser délicatement les couilles
et à branler de temps en temps la queue du jeune homme devenue raide.
L’ancien jubilait des faveurs de ce jeune auguste aux atouts seyants et débordant de jovialité. Comme à chaque fois, contre
deux cents Euros il l’invitait une fois par mois à passer une soirée dans son lit. Il eut un petit pincement au cœur de ne pas pouvoir bander assez fort pour remplacer ce misérable index
fouilleur par sa queue. Queue qui autrefois jalousait la convoitise de ses multiples amants, queue charnue qui ferait quiner d’une façon consentie et soumise ce jeune con prétentieux
jouissant d’une indécente jeunesse éphémère.
- Retourne-toi gamin, je veux te sucer.
Le jeune se retourna. Sa queue audacieuse et gonflée d’une luxure dévergondée vint se poser sur les lèvres de l’aïeul. Bien au
chaud, dressée entre une hypothétique prothèse dentaire, elle s’activa vaillamment d’un va-et-vient nonchalant pour le plaisir suprême de son client.
Un client gentil comme celui-là qui le paie grassement juste pour le voir se laver et le sucer sans le pénétrer sinon du petit
du doigt, il se devait d’être très gentil avec lui pour espérer le conserver indéfiniment. Celui-là, comme une dizaine d’autres sexagénaires et septuagénaires qui entretenaient régulièrement son
fond de commerce, tout en reconnaissant que ce dernier était le moins exigeant et le plus gentil d’entre eux. D’autre clients, plus vigoureux ou dominateurs, faisaient parfois preuve de brutalité
ou de vulgarité pour finir par le sodomiser sauvagement, sans tendresse ni complaisance sur un assaut bestial et vulgaire. Après tout il n’avait que son cul à offrir, côté bite la distribution
n’avait pas été très avantageuse. Elle est d’un format correct mais moindre par rapport à la concurrence. Paré d’un joli petit cul bien dodu, outre sa beauté physique, son véritable atout :
ses fesses ! Il les offrait le plus souvent contre 200 Euros aux bons payeurs.
L’explosion finale d’un orgasme arrangé déversa un flot de sperme au fond de la gorge de l’ancien qui s’empressa de l’avaler
d’une manière bienveillante sans perdre une seule goutte. Le rituel était toujours le même. Ne rien gâcher de ce sublime nectar vigoureux aux vertus qu’il pensait ou qu’il qualifiait de baume de
jouvence. Satisfait de sa dose mensuelle de sperme et excité par l’emballement érotique du corps à corps, il s’étonna cette fois-ci d’avoir une seconde érection. Un deuxième plaisir ne se
refuse pas !
- Je double ta mise si tu me fais une pipe ! Tu veux bien ?
Le mignon s’exécuta sans discuter ni montrer aucun signe de jubilation
devant l’offre de quatre cents Euros que l’ancien venait de lui faire.
Pour un joli coup aussi sympa, Guillaume venait de gagner la
tranquillité de sa soirée. Pas de tapin ce soir, un petit resto, peut être une bonne toile et une nuit tranquille dans son plumard.
…
Tapiner pour survivre est une dure épreuve dans la vie d’un jeune
homme. Vendre son cul pour bouffer et exister, faire preuve de soumission et accepter l’humiliation contre quelques billets détruit psychologiquement et souvent physiquement une personne
enchaînée à la servitude. La prostitution décale d’une réalité celui ou celle qui se contraint à la faire et surtout à la prendre comme une fatalité. Tapiner pour le plaisir est une
aventure rarement choisie.
Guillaume, lui, avait choisi cette façon de vivre. Il aimait ce qu’il faisait et il appréciait l’autonomie que lui procurait
cette activité. A dix sept ans, en pleine découverte de sa sexualité, il découvrait la sexualité du monde adulte. Celle des rencontres furtives dans des coins obscurs. La drague toujours ciblée
des boites de nuits. Les propositions directes et parfois indécentes des jeunes de son âge, et plus qu’indécentes des hommes moins jeunes. Toujours prêt à baiser, il baisait avec ce qui se
présentait.
Le contact était toujours direct et précis. « Tu me fais bander, si on allait se soulager… »
Ou : « Ton joli petit cul m’inspire, j’ai envie de le lécher…Tu viens ? » Parfois : « J’imagine que tu as une belle queue, j’aimerai me
faire défoncer, ça te dis ? … », « J’aime bien ton petit cul, l’idée de secouer ma bite dedans me fait bander… » Et quelques fois : « Si tu viens
chez moi et que tu te montre très gentil, tu aura un cadeau… »
Il acceptait à chaque fois, et à chaque fois il devenait l’amant
soumis. L’amant qui soulageait l’autre. A l’inverse, si il draguait, il se trouvait dans la position du meneur. La drague rapide juste pour l’hygiène chez certains mecs se traduisait toujours pas
la même situation, celui qui créé le premier contact devient le meneur et l’autre : le vide couilles !
Ceux qui lui proposaient un cadeau et qu’ils l’invitaient chez eux, lui glissaient dans une poche un billet de 500 balles
avant de le déshabiller. La première fois, il trouva le geste déplacé et le refusa. La deuxième fois, l’homme qui l’avait amené chez lui, après lui avoir donné un billet et avant qu’il n’eut le
temps de refuser lui dit : « Accepte…Les jeunes de ton âge sont très gourmands et n’ont pas souvent les moyens, prends-le, tu te fera plaisir avec… » Pour la première
fois, il accepta. Ainsi, il accepta l’idée que l’on puisse baiser pour de l’argent ou que l’on puisse donner de l’argent pour baiser.
Au début il trouvait ça facile, et il acceptait toujours avec une innocence grossière, celle de son jeune âge. La beauté de
son physique et le charme sensuel qu’il dégageait lui valu beaucoup de succès dans les milieux homosexuels très fermés de la capitale. La qualité de ses services était très recherchée, à savoir
la beauté de son cul. Il ne draguait plus, on ne le draguait plus, on le contactait, on le recherchait, on lui téléphonait et par quelques messages codés convenus à l’avance, il comprenait qu’on
le cherchait pour soulager un besoin pressant.
Ainsi, il s’était constitué un cercle de clients habituels qu’il côtoyait dans les clubs et les bars pour 100 Euros la
besogne. Par le biais de ses relations il s’était également constitué une clientèle plus discrète d’habitués sexagénaires et septuagénaires aisés pour lesquels il ne se vendait pas à moins de 200
Euros le plaisir.
A vingt ans, Guillaume, heureux comme un pape vivait au jour le jour, sans contraintes ni obligations, avec un luxe
incroyable : pouvoir dire non si le mec d’en face ne lui plaisait pas. Attendre ou chercher le client, et mieux encore, il se permettait de draguer juste pour baiser s’il en avait
envie.
Un jour, dans un bar branché où il aimait s’y rendre pour boire un café et lire le journal dans un coin tranquille, un grand
balaise du genre garde du corps en uniforme trois pièces, oreillette circonspecte, talkie-walkie et sûrement le type de mec enguirlandé d’armes aussi sournoises et inquiétantes que le personnage,
l’accosta discrètement. « Monsieur Guillaume, vous permettez… » En désignant le siège d’en face. Puisqu’il connaissait son prénom, Guillaume compris qu’il avait à
faire à l’ami d’un de ses clients. Une fois assis en face de lui, il le fixa droit dans les yeux pendant deux secondes. Un effroyable frisson de terreur lui parcouru le dos. Il s’imaginait
écrasé par cette carcasse gigantesque pleine de muscles tendus et huilés, aux cuisses énormes semblables à celle d’un taureau paré sûrement d’un sexe monstrueux aux dimensions herculéennes.
Il le voyait haletant et soufflant comme un bœuf, transpirant abondamment et secoué de gestes puissants et violents sur lui dans un rut sauvage. Non, non, Oh non ! Il allait
remercier ce brave monsieur et lui conseiller d’aller voir ailleurs. Dans sa courte carrière de tapineur, une seule et unique fois il eut à faire à ce genre de ‘force de la
nature’. Couvert d’hématomes violacés et souffrant d’un douloureux traumatisme anal qui l’obligea à rester sage pendant au moins un mois, non, non, il en gardait
encore de douloureux souvenirs. Pas question! Depuis, il s’était juré de ne plus recommencer. Eviter les monstres de la nature et les malades mentaux, c’était sa devise de
survie.
- Désolé monsieur, je ne suis pas libre
aujourd’hui !
- T’en fait pas
pour moi, je ne suis pas une tarlouze, dit-il pour le rassurer. C’est mon patron qui m’envoi.
- Ah
bon ? Et c’est qui le Monsieur ?
- Une personne très importante qui apprécie la discrétion…
- J’imagine que votre patron apprécierait certainement de vous entendre traiter les
pédés de tarlouzes ! S’il cherche à me voir c'est qu'il doit être pédé lui aussi…Non ? Ce n’est pas ce que je dois comprendre ?
- Laisse tomber gamin et oublie ce que j’ai dit. J’ai pour mission de te
ramener chez lui.
- C’est où chez lui ?
- A l’hôtel « Georges V » !
En lâchant banalement le nom de l’hôtel où son boss était descendu, il sortit de sa poche
revolver dix billets de cent Euros qu’il étala sur la table.
- Si tu veux bien m’accompagner, ils sont à toi.
Il eut du mal à déglutir. Il faut bien l’avouer, la situation saugrenue et très inhabituelle le laissa le cul parterre. Il y
avait de quoi ! Un grand balaise de Bodyguard au look agressif d’un pitbull lui proposant de rencontrer son patron pour mille Euros et le tout enveloppé du luxueux décor du mythique
Georges V ! Y’avait de quoi.
- Il est tout seul pour tout ce fric ?
- Ouais,
t’inquiète pas, y’a pas de lézard ! C’est propre. Il en veut juste à ton petit cul. Quand il est à Paris, il en bouffe un par jour, et tu peux me croire, j’ai beaucoup de mal à lui fournir
de la marchandise fraîche. Il est très exigeant sur la qualité… Si tu vois ce que je veux dire…
-
Heu, non pas vraiment…c’est quoi la qualité ?
- fais pas chier
-C’est pour quand ?
- Tout de suite !
- C’est quoi la spécialité ?
- Si t’es OK, j’te mets au jus dans la voiture.
- Va pour un petit tour au Georges V !
Dans la limousine qui le conduisit à l’hôtel, le molosse le mit au courant des petits détails qu’il devait respecter, sans
oublier les gentilles menaces à son attention du genre : une grosse tête, des dents cassées et bien d’autres courtoisies tout aussi agréables les unes que les autres s’il
transgressait à une seule de ces conditions. Il utilisa son portable pour avertir son patron de l’arrivée imminente de la marchandise.
Une fois arrivé dans la somptueuse suite royale du Georges
V et après en avoir pris plein la gueule du superbe décor de la chambre, Guillaume se déshabilla, se mit à genoux sur le lit, se pencha en avant et cacha sa tête sous deux oreillers. Il
avait accepté de se mettre dans une situation inédite et cocasse. Il devait faire l’autruche et montrer son cul grand ouvert face à la porte d’entrée de la suite. Il attendit ainsi deux longues
minutes qui lui semblaient interminables. Plus d’une fois il gloussa d’un rire étouffé sous les oreillers. C’est quoi cette esbouffade ? L’envie lui vint de se lever et de dire
tout haut : Bon, maintenant on arrête les conneries, s’il faut baiser, je baise… . Non, il ne devait pas bouger à cause de la grosse tête et des dents cassées que l’autre
lui avait promis…
Enfin il entendit le bruit de la porte qu’on ouvre puis que l’on ferme. Le bruissement des pas sur la moquette lui indiquait
que quelqu’un s’avançait dans sa direction. Il attendait le doux grincement de la fermeture éclair et celui des vêtements que l’on jette à terre, mais en vain. Seul un froissement de tissu que
l’on baisse ou que l’on monte arriva difficilement à ses oreilles coincées sous les plumes moelleuses des oreillers. Il attendait maintenant le premier contact physique. Il concentra toute son
attention sur sa rondelle pour la dilater et surtout pour éviter l’effet de surprise. Au bout de trente secondes fastidieuses et dans une ambiance de silence de mort, il se demandait s’il n’était
pas seul dans la chambre et s’il n’avait pas rêvé. Pas de contact. Rien !
Méfiant, et sur la défensive, il se risqua de bouger discrètement un des deux oreillers. Un bruit bizarre lui parvint. Un
genre de : Gloups…Gloups…Gloups… Le bruit lui était familier, mais il avait du mal à mettre une image dessus. Il eut à peine le temps de comprendre que l’autre se branlait sur
la vue de son cul grand ouvert, qu’il sursauta au contact d’un liquide brûlant sur son trou. Une flopée de sperme dégoulina sur sa raie. Puis le bruit du tissu en sens inverse, la porte qui
s’ouvre et qui se referme et puis plus rien. Le silence complet !
Encore trente secondes d’éternité ! Il n’osait pas bouger. (Les dents cassées…) La porte s’ouvrit à
nouveau. Il reconnu la voix du géant lui beugler : « C’est bon petit con, tu as bien bossé. Lave-toi le cul et rhabille-toi, tu peux te tirer. »
C’est sûr, il avait bien bossé. 1000 Euros pour montrer son trou de balle… ! Il n’avait jamais fait mieux.